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Les Amis Suisses de l'Université Hébraïque de jérusalem

Les Amis Suisses de l'Université Hébraïque de jérusalem

Notre mission : faire progresser la recherche scientifique d’intérêt général avec l’université de Jérusalem

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Médecine

Le Prof. Haim Sompolinsky, lauréat de la médaille Dirac 2026

09/08/2026

L’Université hébraïque de Jérusalem adresse ses plus chaleureuses félicitations au Prof. Haim Sompolinsky, l’un des plus éminents physiciens théoriciens et neuroscientifiques au monde, à l’occasion de l’attribution de la médaille et du prix Dirac 2026 par le Centre international Abdus Salam de physique théorique (ICTP).

Créée en 1985 en l’honneur du lauréat du prix Nobel Paul A. M. Dirac, la médaille Dirac compte parmi les distinctions les plus prestigieuses au monde dans le domaine de la physique théorique. Elle récompense des scientifiques dont les travaux pionniers ont profondément fait progresser la discipline.

Le Prof. Sompolinsky partage cette distinction avec le Prof. Deepak Dhar, de l’Indian Institute of Science Education and Research de Pune, le Prof. Bernard Derrida, du Collège de France, et le Prof. Marc Mézard, de l’Université Bocconi.

Selon l’ICTP, la médaille 2026 récompense les quatre chercheurs pour leurs « contributions pionnières à la mécanique statistique à l’équilibre et pour l’extension de ses concepts et méthodes à la mécanique statistique hors équilibre, aux problèmes d’optimisation, aux neurosciences théoriques et, enfin, à l’intelligence artificielle ».

Le Prof. Haim Sompolinsky est professeur émérite au Centre Edmond et Lily Safra pour les sciences du cerveau (ELSC) et à l’Institut de physique Racah de l’Université hébraïque. Il est également professeur de biologie moléculaire et cellulaire et de physique à l’Université Harvard.

En appliquant les méthodes de la physique statistique à la théorie des réseaux neuronaux, il a contribué à établir les fondements des neurosciences théoriques et à mieux comprendre comment l’activité collective des réseaux de neurones permet la mémoire, le calcul et l’apprentissage.

Ses travaux couvrent notamment les systèmes désordonnés, la mémoire associative, la dynamique chaotique des réseaux, le codage neuronal, la mécanique statistique de l’apprentissage ainsi que la théorie des fonctions cognitives dans le cerveau et les machines.

« Cette remarquable distinction récompense la vision scientifique exceptionnelle du Professeur Sompolinsky et sa capacité à transformer des champs entiers de recherche », a déclaré le Prof. Tamir Sheafer, Président de l’Université hébraïque de Jérusalem.

« En créant des liens profonds entre la physique, les neurosciences et l’intelligence artificielle, Haim a profondément modifié notre compréhension de l’intelligence, qu’elle soit naturelle ou artificielle. Ses travaux révolutionnaires incarnent parfaitement l’excellence scientifique et l’innovation interdisciplinaire qui caractérisent l’Université hébraïque. Nous sommes extrêmement fiers de ses accomplissements et lui adressons nos plus sincères félicitations pour cette reconnaissance internationale pleinement méritée. »

Classé sous :Médecine, Science et technologie, Vie de l'Université

Cancer du cerveau : une nouvelle piste thérapeutique développée à l’Université.

09/08/2026

Une nouvelle approche expérimentale pourrait aider à vaincre la résistance aux traitements dans un cancer du cerveau particulièrement agressif

Des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem ont identifié une nouvelle stratégie prometteuse pour lutter contre l’un des principaux obstacles dans le traitement du glioblastome, l’une des formes les plus agressives de cancer du cerveau : la résistance à la chimiothérapie. 

L’étude montre qu’un composé expérimental appelé BA-101 pourrait restaurer l’efficacité du témozolomide (TMZ), le traitement chimiothérapeutique standard, en bloquant un processus biologique appelé stress nitrosatif, qui aide les tumeurs à survivre et à résister aux traitements. Dans des modèles précliniques, l’association des deux traitements a ralenti la croissance tumorale, réduit la capacité des cellules cancéreuses à migrer et à envahir les tissus environnants, et augmenté leur destruction. 

L’équipe de recherche, dirigée par le Dr Mallikarjuna Nimgampalle, chercheur postdoctoral à l’Université hébraïque de Jérusalem, et le Prof. Haitham Amal, de l’Université hébraïque et de la Harvard Medical School, a publié ses résultats dans la revue scientifique Cancer Medicine. 

Le glioblastome demeure particulièrement difficile à traiter. Malgré la chirurgie, la radiothérapie et le témozolomide, de nombreuses tumeurs ne répondent pas au traitement ou développent rapidement une résistance, laissant peu d’options thérapeutiques aux patients. 

Les chercheurs se sont intéressés au stress nitrosatif, un déséquilibre lié à une production excessive de monoxyde d’azote, qui favorise la survie, la propagation et la résistance des cellules tumorales. En bloquant ce mécanisme grâce au BA-101, un inhibiteur sélectif de la synthase neuronale de l’oxyde nitrique (nNOS), ils ont observé une diminution significative du comportement agressif des cellules de glioblastome résistantes aux traitements. 

Le traitement a notamment ralenti la croissance des cellules cancéreuses, réduit leur capacité à migrer et à envahir les tissus voisins, diminué les marqueurs du stress nitrosatif et favorisé la mort des cellules tumorales. Surtout, l’association du BA-101 et du témozolomide a produit un effet anticancéreux plus important que chacun de ces traitements administré séparément, avec notamment une réduction significative de la croissance tumorale chez la souris. 

Le Prof. Haitham Amal souligne que la résistance au témozolomide demeure l’un des principaux défis dans le traitement du glioblastome. Les résultats obtenus suggèrent qu’en ciblant le stress nitrosatif, il pourrait être possible de rendre à nouveau les tumeurs sensibles au traitement. Des études supplémentaires seront toutefois nécessaires avant que cette approche puisse être évaluée chez les patients. 

Les chercheurs estiment que ces travaux pourraient ouvrir la voie à une nouvelle génération de thérapies combinées, visant non pas à remplacer les traitements existants, mais à surmonter les mécanismes qui permettent aux cellules cancéreuses d’y résister. 

Le BA-101 a fait l’objet d’une licence exclusive accordée par Yissum, la société de transfert de technologie de l’Université hébraïque de Jérusalem, à NeuroNOS, une société de biotechnologie cofondée par le Prof. Haitham Amal. NeuroNOS poursuit actuellement le développement du BA-101 avec l’objectif de transformer ces résultats précliniques en une future application clinique. 

Classé sous :Médecine

Une découverte de l’Université hébraïque éclaire le lien entre croissance, vieillissement et cancer.

14/06/2026

Pourquoi certains mécanismes biologiques qui favorisent une croissance rapide et une bonne santé durant la jeunesse semblent-ils également accroître le risque de maladies plus tard dans la vie ?

Une équipe internationale dirigée par des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem vient d’apporter un élément de réponse en identifiant le rôle clé d’un gène appelé vgll3, impliqué à la fois dans le développement précoce de l’organisme et dans certains processus liés au vieillissement et au cancer.

Publiée dans la prestigieuse revue Nature Communications, cette étude a été menée par le Dr Eitan Moses, le Dr Marva Bergman et le Prof. Itamar Harel, en collaboration avec des chercheurs du Technion et de l’Université d’East Anglia au Royaume-Uni. 

Grâce à des techniques avancées d’édition génétique, les chercheurs ont observé que la modification du gène vgll3 favorisait une croissance plus rapide et une maturité sexuelle précoce. 

Pour mener leurs recherches, les scientifiques ont choisi le poisson killi turquoise africain parce que « c’est un modèle unique, qui vieillit à un rythme extrêmement rapide », a expliqué le professeur Itamar Harel de l’Université hébraïque de Jérusalem. « Ce poisson est un vertébré, comme nous. Mais chez lui, le processus de vieillissement s’effectue naturellement en quatre à six mois. »

Cependant, ces avantages initiaux s’accompagnaient également d’une diminution de l’espérance de vie et d’une augmentation de certaines pathologies liées à l’âge, notamment des tumeurs.

Harel et ses collègues ont fait appel à l’outil d’édition génétique CRISPR pour modifier le gène VGLL3, un gène lié à la puberté chez l’humain, chez le killi turquoise africain.

Les travaux montrent que ce gène influence des mécanismes fondamentaux tels que la division cellulaire, l’activité des cellules souches et la réparation de l’ADN. Ces processus sont indispensables au développement d’un organisme jeune, mais pourraient, lorsqu’ils restent trop actifs au fil du temps, favoriser l’apparition de maladies liées au vieillissement. 

Cette découverte offre un nouvel éclairage sur les liens complexes qui unissent développement, longévité et cancer. Elle pourrait, à terme, ouvrir de nouvelles pistes pour comprendre comment préserver les bénéfices des mécanismes de croissance tout en limitant leurs effets délétères à long terme. 

Bien que ces résultats soient encore issus de modèles expérimentaux et qu’aucune application clinique ne soit immédiate, ils illustrent la capacité de la recherche fondamentale à révéler les mécanismes biologiques profonds qui façonnent notre santé tout au long de la vie.

Classé sous :Médecine, Science et technologie

Israël réalise une première mondiale avec une thérapie génique cérébrale sur un bébé.

10/06/2026

Une première mondiale: des médecins israéliens ont administré une thérapie génique dans le cerveau d’un bébé de huit mois atteint d’une forme rare et potentiellement mortelle d’épilepsie génétique, a annoncé lundi l’Université hébraïque de Jérusalem.

L’intervention, qui a permis d’introduire des copies fonctionnelles du gène essentiel manquant, a été réalisée en mai dernier à l’hôpital pour enfants Schneider de Petah Tikva.

Le professeur Rami Aqeilan, du Centre Lautenberg pour l’immunologie et la recherche sur le cancer de la Faculté de médecine de l’université, est à l’origine des travaux ayant conduit à cette avancée, grâce à ses recherches sur le gène WWOX.

Les enfants nés avec cette grave anomalie génétique souffrent d’épilepsie réfractaire, présentent des retards de développement profonds et ont un risque élevé de décès prématuré. Bien que des mutations de ce gène soient observées dans le monde entier, la mutation catastrophique spécifique traitée dans ce cas est particulièrement répandue chez les Juifs d’origine yéménite.

Les docteurs Naama Orenstein et Dror Kraus, de l’hôpital pour enfants Schneider, ont réalisé l’intervention. Ils ont utilisé une seule injection pour introduire des copies saines du gène WWOX directement dans les neurones du cerveau du très jeune patient.

Le bébé a depuis quitté l’hôpital et son état est stable.

« Ce qui a commencé comme un effort scientifique visant à comprendre la fonction biologique d’un gène est désormais devenu un traitement potentiel pour les enfants souffrant de l’une des formes les plus graves d’épilepsie », a expliqué le Pr. Aqeilan.

Classé sous :Médecine

Former des médecins pour le monde : une nouvelle initiative humanitaire de l’Université hébraïque au Kenya.

01/06/2026

Comment former les médecins de demain à faire face aux réalités les plus complexes de notre monde ?

L’Université hébraïque de Jérusalem et le Centre médical Hadassah viennent de lancer une initiative pionnière qui apporte une réponse concrète à cette question. Pour la première fois, des étudiants en médecine israéliens participent à une mission humanitaire et de formation clinique au Kenya dans le cadre d’un nouveau programme académique intitulé « Humanitarian Elective ». 

Loin des hôpitaux les plus sophistiqués du monde occidental, ces futurs médecins sont plongés au cœur d’environnements où les ressources médicales sont limitées et les besoins immenses. 

Aux côtés des équipes locales, ils contribuent à la formation du personnel soignant en médecine d’urgence et en traumatologie pédiatrique tout en découvrant les défis quotidiens d’un système de santé confronté à de fortes contraintes. 

Cette expérience unique leur permet de développer non seulement leurs compétences médicales, mais aussi des qualités essentielles telles que l’adaptabilité, la créativité, l’humilité et la compréhension interculturelle.

Porté par le doyen de la Faculté de médecine, le professeur Eli Pikarsky, ce programme s’inscrit dans une vision ambitieuse : faire de la médecine humanitaire et de la santé mondiale une composante naturelle de la formation médicale. 

L’objectif est de créer un parcours permanent permettant à chaque année de nouveaux étudiants de mettre leur savoir au service des populations qui en ont le plus besoin. 

Au-delà de son impact immédiat sur le terrain, cette initiative illustre les valeurs qui animent l’Université hébraïque depuis sa création : l’excellence académique au service de l’humanité, l’ouverture au monde et la conviction que le savoir doit contribuer à améliorer la vie des autres.Une belle illustration du rôle que peut jouer l’enseignement supérieur lorsqu’il associe innovation, responsabilité et engagement.

Classé sous :Divers, Médecine, Vie de l'Université

Une avancée majeure dans la compréhension des troubles obsessionnels compulsifs.

08/04/2026

Pourquoi certaines personnes ressentent-elles le besoin irrépressible de vérifier plusieurs fois une porte fermée, de se laver les mains de manière répétitive ou de répéter mentalement certaines pensées malgré la conscience du caractère irrationnel de ces comportements ?
Une équipe de chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem, en collaboration avec des partenaires américains, vient de franchir une étape importante dans la compréhension des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), une pathologie qui touche des millions de personnes à travers le monde.
Grâce à l’analyse de l’activité cérébrale, les chercheurs ont identifié des signaux neuronaux spécifiques associés à ces comportements compulsifs. Leurs travaux suggèrent que le cerveau de certains patients continue à transmettre un message d’alerte ou d’inachèvement, même lorsque la tâche a été accomplie ou que le danger a disparu.

Cette découverte apporte un nouvel éclairage sur les mécanismes biologiques à l’origine des TOC et contribue à expliquer pourquoi les personnes concernées éprouvent souvent une détresse importante malgré leur parfaite conscience du caractère excessif de leurs comportements.
Au-delà de la compréhension fondamentale du cerveau humain, ces résultats pourraient ouvrir la voie à des approches thérapeutiques plus précises et personnalisées. En identifiant les circuits neuronaux impliqués, les chercheurs espèrent pouvoir développer à l’avenir des traitements mieux ciblés et plus efficaces.

Classé sous :Médecine, Science et technologie

Ma vie avec l’IA: possibilités d’aujourd’hui, promesses de demain – dimanche 2 novembre-

07/09/2025

Possibilités d’aujourd’hui, promesses de demain.

Nous vous invitons à la rencontre des chercheurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem qui mettront en lumière  les capacités actuelles de l’intelligence artificielle et les transformations profondes qu’elle apporte déjà -et apportera demain- à notre vie quotidienne, à nos choix et à nos sociétés.

De la santé à l’économie, de la finance au légal, sans oublier l’interprétation d’évènements majeurs, découvrez comment l’IA façonnera notre avenir.

Nous vous attendons nombreux pour cet après-midi de conférences qui s’adresse à un large public, notamment aux jeunes et aux adolescents, et promet d’être une rencontre captivante, accessible à tous.   

Intervenants


Yaniv Dover 
Vice Doyen et Professeur associé à la Business School de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Spécialiste en comportement des consommateurs et en science des données. Il explorera l’impact de l’IA sur la relation entre consommateurs, marques et monde financier.  

Danny Ben Zvi
Professeur assistant à la Faculté de médecine de l’Université Hébraïque de Jérusalem.  Spécialiste de la gestion des data dans le domaine médical, il présentera comment l’intelligence artificielle transforme la médecine- du diagnostic à la recherche, en passant par la relation médecin-patient.    

Renana Keydar 

Professeur associé à la faculté de droit de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Renana Keydar analyse comment l’IA et les LLM révolutionnent les méthodes de travail des avocats et comment l’enseignement du droit est affecté par l’IA. Son travail de recherche porte également sur l’usage de l’IA pour l’exploitation des témoignages de l’Holocauste et des crimes de masse comme le 07 octobre.

  

Dimanche 2 novembre. 17H-20H. Conférences et table ronde en anglais, suivies d’un cocktail dinatoire.

Tout public

Classé sous :Évènements, Médecine, Science et technologie, Sciences humaines et sociales, Vie de l'Université

En ce début d’année, nous vous présentons quelques unes des avancées majeures menées par les chercheurs de l’Université en 2024.

03/01/2025

L’Université Hébraïque de Jérusalem et ses professeurs, étudiants, chercheurs s’efforcent chaque jour de faire avancer la science, la recherche et le savoir pour le bien de tous.
Nous sommes heureux de vous présenter en cette première semaine de l’année une série d’avancées et découvertes scientifiques majeures menées au sein de l’Université en 2024.     

Une révolution dans le traitement du cancer
Pre-Cure, une technologie inspirée par Dr. Ofra Benny, révolutionne le traitement du cancer grâce à sa plateforme « Tumeur sur puce ». Ces bio-puces 3D de pointe déterminent rapidement le traitement et le dosage optimaux pour les patients atteints de tumeurs solides. Contrairement aux méthodes classiques, cette technologie fournit des réponses en quelques jours, ciblant les cancers gastro-intestinaux, gynécologiques et des voies aérodigestives supérieures. 

Quand les ouistitis s’appellent par leur nom!

Une étude dirigée par Dr. David Omer révèle que les ouistitis utilisent des vocalisations uniques, appelées « phee-calls », pour identifier et appeler des individus spécifiques. Ce comportement, jusque-là observé uniquement chez les humains, les dauphins et les éléphants, offre de nouvelles perspectives sur l’évolution du langage humain. Ecoutez une « conversation » entre oustitis.  

Corriger les erreurs en informatique quantique
Qedma, cofondée par Prof. Dorit Aharonov, propose un logiciel avancé de correction d’erreurs pour l’informatique quantique. Désormais disponible dans IBM Qiskit, cette technologie améliore considérablement la fiabilité des calculs quantiques. 
Les systèmes quantiques traditionnels sont extrêmement sensibles au bruit et aux inexactitudes, ce qui peut altérer considérablement les résultats. Le logiciel de Qedma offre une solution avancée pour réduire ces erreurs, rendant ainsi les calculs quantiques plus précis et mieux adaptés à des applications concrètes. En améliorant l’atténuation des erreurs, Qedma contribue à libérer tout le potentiel des ordinateurs quantiques, ouvrant la voie à des technologies quantiques plus robustes et évolutives dans des secteurs tels que la cryptographie, la science des matériaux et la pharmacie. Découvrez cette technologie fantastique sur Qedma.com

Les poissons choisissent leur propre date de naissance!
Une recherche révolutionnaire menée par le Dr Matan Golan de l’Université hébraïque et de l’Agricultural Research Organization – Volcani Institute révèle que les embryons de poissons contrôlent activement le moment de leur éclosion grâce à une neurohormone appelée hormone de libération de la thyrotropine (TRH). L’étude montre que la TRH déclenche la libération d’enzymes qui dissolvent la paroi de l’œuf, permettant ainsi aux embryons d’éclore précisément lorsque les conditions sont optimales. Cette découverte bouleverse l’idée que les embryons sont passifs et met en lumière leur capacité à prendre des décisions cruciales pour leur survie. Les résultats apportent des éclairages évolutifs clés, démontrant comment les vertébrés adaptent leurs stratégies de survie à leur environnement et révélant un circuit neuronal jusqu’alors inconnu.

Ralentir le vieillissement à l’échelle cellulaire
Ananda Labs, fondée par le  Dr. Yosef (Yossi) Buganim, se concentre sur la reprogrammation cellulaire pour inverser les signes du vieillissement. En s’appuyant sur le reprogrammation cellulaire avancée et des technologies scientifiques de pointe, Ananda Labs s’attaque aux causes profondes du vieillissement biologique plutôt qu’à ses simples symptômes.Leur approche novatrice vise à rajeunir les cellules et les tissus au niveau moléculaire, offrant ainsi la possibilité d’inverser les principaux signes du vieillissement et de restaurer les fonctions cellulaires. Cette technologie transformative promet d’allonger la durée de vie en bonne santé, changeant le paradigme du vieillissement en un processus qui peut être géré, retardé, voire inversé.

Classé sous :Médecine, Science et technologie, Vie de l'Université

Une découverte majeure identifie les marqueurs précoces de la maladie d’Alzheimer.

08/09/2024

C’est une première mondiale : des chercheurs de l’Université hébraïque ont découvert une voie cellulaire distincte, dans le cerveau, qui présente les marqueurs de l’apparition future de la maladie d’Alzheimer, une vingtaine d’années environ avant que les symptômes ne se manifestent. 

Cette détection précoce pourrait conduire à un traitement préventif de cette maladie dégénérative.

Naomi Habib ainsi que les doctorants Anael Cain et Gilad Green de l’Université hébraïque, ont dirigé une équipe de chercheurs dispersés entre les universités de Columbia et Harvard et le Rush Medical Center de Chicago.

Naomi Habib explique que la maladie d’Alzheimer “n’est pas seulement un vieillissement accéléré, mais qu’elle emprunte un chemin cellulaire bien à elle”.

L’étude menée permet désormais d’identifier les marqueurs moléculaires et de déterminer si un individu est sur la voie cellulaire d’un vieillissement sain ou au contraire de la maladie d’Alzheimer.

Cette découverte va permettre d’orienter les patients vers les traitements les plus appropriés.

« Nous pensons savoir ce qui est à l’origine de la maladie, mais nous devons désormais apporter la preuve que le fait de changer la réponse va permettre d’en inverser le cours » indique le professeur Habib.

À l’aide de données issues du cortex prefrontal de 437 cerveaux vieillissants, les chercheurs ont étudié 1,65 million de cellules cérébrales et montré que ces changements cellulaires – qui commencent au moins 20 ans avant les premiers signes de démence – déterminent le destin du cerveau vieillissant et la progression de la maladie d’Alzheimer.

L’étude a été publiée le mois dernier dans la revue scientifique à comité de lecture Nature.

Jusqu’à cette étude, les chercheurs n’avaient accès qu’à des tissus cérébraux post-mortem, explique Habib, 45 ans, au Times of Israel.

Cela signifiait que les scientifiques ne pouvaient comparer que des cas avancés de « cerveaux d’Alzheimer avec des cerveaux sains », poursuit-elle. « Nous avions de ce fait une information très biaisée parce que nous n’avions qu’une toute petite fenêtre sur le stade avancé de la maladie. »

Ces dernières années, « grâce à la coopération internationale », souligne-t-elle, les chercheurs ont construit un ensemble de données pour cartographier 1,65 million de cellules cérébrales. Dans le même temps, Naomi Habib et ses chercheurs ont développé un algorithme innovant, appelé BEYOND, qui leur a permis d’examiner les trajectoires de ces cellules cérébrales.

Cela permet de dire si telle ou telle personne est sur le point de développer la maladie d’Alzheimer ou sur une voie différente, celle d’un vieillissement dans de meilleures conditions de santé », explique le professeur Habib. « Nous avons pu distinguer ces deux processus à l’œuvre dans ces cerveaux vieillissants et en étudier de bout en bout la dynamique. Nous avons pu voir ce qui se passait tout au long de ces étapes. »

Cela a été rendu possible par la très grande quantité de données et une approche algorithmique unique, poursuit-elle.

Piratage du cerveau

À l’intérieur du cerveau se trouvent des cellules de soutien – les cellules gliales autrement appelées microglies et astrocytes – qui, selon Habib et son équipe de recherche, commencent à changer au tout début de la maladie d’Alzheimer, en réagissant d’une manière « résolument déterminante ».

« Il s’écoule de nombreuses années entre l’événement initiatique et le pronostic clinique de démence », précise Habib. Mais en identifiant les cellules spécifiques impliquées, « nous avons ouvert la voie à l’identification précoce des personnes à risque de maladie d’Alzheimer ».

« C’est réellement passionnant », confie-t-elle, « parce que tout cela a lieu avant les premiers symptômes cliniques de démence, lorsque les chances de guérison sont encore élevées. »

Une découverte majeure qui nous l’espérons augurera de nouveaux traitements efficaces et précoces.


Classé sous :Médecine

Conference by Professor Asher Ben-Arieh: The consequence of Hate and Trauma.

10/08/2024

NATIONAL CENTER FOR INNOVATION IN CHILDREN’S RESILIENCE, TRAUMA, AND MENTAL HEALTH

Jeudi 26 septembre au GIL à 19 heures. Conférence en Anglais

Inscription obligatoire

In response to the October 7th massacre and its ongoing impact in Israel, the newly established National Center for Innovation in Children’s Resilience, Mental Health, and Trauma aims to lead advancements in research, treatment, and training. Created through a collaboration between The Haruv Institute and The Paul Baerwald School of Social Work and Social Welfare at the Hebrew University, the Center will go beyond traditional methods, serving as a hub for innovative interventions and transformative research. It will bring together experts, scholars, practitioners, and students to develop new strategies to enhance children’s resilience and mental health.

Professeur Asher Ben-Arieh will present you the new Center.

Nous vous attendons nombreux le 26 septembre prochain.

Inscription obligatoire: https://my.weezevent.com/national-center-for-children-trauma

Classé sous :Évènements, Médecine, Sciences humaines et sociales

Des Mélanges Aléatoires de Peptides : Une Nouvelle Frontière contre la Résistance aux Antibiotiques.

07/08/2024

La résistance aux antibiotiques est une menace sérieuse pour la santé, car certaines bactéries deviennent de plus en plus difficiles à traiter. Une étude récente, dirigée par le Prof. Zvi Hayouka de l’Institut de Biochimie, Sciences alimentaires et Nutrition à l’Université hébraïque de Jérusalem, et le Prof. Jens Rolff de la Freie Universität Berlin, avec le chercheur postdoctoral Dr. Bernardo Antunes, propose une nouvelle approche pour contrer ce problème.

Les peptides antimicrobiens sont de petites protéines naturelles produites par notre corps ou créées en laboratoire pour tuer ou neutraliser les microbes comme les bactéries. Cette étude explore l’utilisation de mélanges aléatoires de ces peptides pour combattre les infections. Contrairement aux peptides uniques, ces mélanges semblent beaucoup moins susceptibles de provoquer des résistances chez les bactéries.

Les chercheurs ont testé ces mélanges contre Pseudomonas aeruginosa, une bactérie particulièrement difficile à traiter. Les résultats ont montré que les mélanges étaient efficaces pour combattre cette bactérie sans être toxiques. Cette approche innovante pourrait offrir une alternative prometteuse aux antibiotiques traditionnels et aider à préserver la santé publique en ralentissant le développement de résistances.

Classé sous :Développement durable, Médecine

Le nouveau modèle prédictif de l’Université pour le stress post-traumatique

26/06/2024

Anticiper et agir pour la santé mentale

Une étude récente de l’Université Hébraïque de Jérusalem a développé un modèle prédictif pour le trouble de stress post-traumatique (SSPT) à la suite de l’attaque terroriste de masse du 7 octobre 2023 et de la guerre Israël-Hamas qui a suivi. Selon cette recherche, environ 5,3 % de la population israélienne, soit près de 520 000 personnes, pourraient développer un SSPT en raison de ces événements traumatisants. Ce modèle représente un outil crucial pour anticiper les besoins en interventions de santé mentale et peut être adapté pour gérer des situations similaires à l’échelle mondiale.

Un modèle pour prédire le stress post-traumatique après une tragédie nationale

Dirigée par Dana Katsoty, doctorante au Département de Psychologie de l’Université Hébraïque de Jérusalem, en collaboration avec Michal Greidinger de l’Université de Haïfa, le Professeur Yuval Neria de l’Université Columbia, le Professeur Ido Lurie de l’Université de Tel Aviv et du Centre de Santé Mentale Shalvata, ainsi que le Dr. Aviv Segev de l’Université de Tel Aviv, du Centre de Santé Mentale Shalvata et du King’s College de Londres, cette étude* a élaboré un modèle prédictif novateur pour le stress post-traumatique.

L’attaque du 7 octobre 2023 par les terroristes du Hamas a déclenché une crise profonde en Israël, générant un traumatisme généralisé et des défis majeurs en matière de santé mentale. L’objectif de cette recherche était de prédire la prévalence du trouble de stress post-traumatique en fonction de l’exposition au traumatisme parmi différents segments de la population israélienne.

Méthodologie et groupes d’exposition

Les chercheurs ont divisé la population israélienne en six groupes basés sur leur exposition au conflit :

  1. Exposition directe au terrorisme
  2. Proximité immédiate au terrorisme
  3. Soldats impliqués dans les combats et unités de soutien
  4. Exposition intense aux attaques de roquettes
  5. Exposition modérée aux attaques de roquettes
  6. Communautés affectées indirectement

En utilisant des bases de données nationales, l’équipe a estimé la taille de chaque groupe, effectué une revue de la littérature pour dériver les taux de prévalence du trouble de stress post-traumatique, et réalisé une méta-analyse à effets aléatoires.

Résultats et implications

Les résultats de l’étude indiquent qu’environ 5,3 % de la population israélienne, soit environ 519 923 individus, pourraient développer un SSPT suite à l’attaque terroriste et au conflit, avec un intervalle de prédiction variant de 160 346 à 879 502 personnes. Cette découverte met en lumière l’impact considérable des traumatismes de masse sur la santé mentale et fournit un outil indispensable pour les décideurs politiques, les cliniciens et les chercheurs.

Recommandations pour les politiques de santé mentale

Ce modèle prédictif offre une opportunité essentielle pour des actions politiques proactives. Il est impératif que les ressources soient allouées de manière adéquate pour les services de santé mentale, incluant un financement accru pour les consultations, les programmes de thérapie et les soins psychiatriques. Compte tenu de l’ampleur des besoins anticipés, des modèles systémiques et globaux doivent être adoptés pour faciliter les interventions à grande échelle.

Les recommandations spécifiques incluent :

  • Thérapies de groupe fondées sur des preuves
  • Protocoles individuels à court terme
  • Initiatives de prévention et d’intervention précoce
  • Utilisation de technologies numériques pour surveiller et gérer les symptômes de santé mentale

Les gouvernements doivent également investir dans des programmes de formation pour les professionnels de la santé mentale afin d’améliorer leur capacité à identifier et traiter efficacement le SSPT. Intégrer des modèles prédictifs dans les plans de préparation aux catastrophes peut aider à mettre en œuvre des interventions de santé mentale après des événements traumatiques de masse. Une collaboration mondiale est également nécessaire pour partager les connaissances et les meilleures pratiques afin de répondre aux besoins de santé mentale à plus grande échelle.

L’étude, intitulée « A Prediction Model of PTSD in the Israeli Population in the Aftermath of October 7th, 2023, Terrorist Attack and the Israel-Hamas War, » est disponible sur medRxiv et peut être consultée ici.

Chercheurs et Institutions :

  • Dana Katsoty, Université Hébraïque de Jérusalem
  • Michal Greidinger, Université de Haïfa
  • Yuval Neria, Université Columbia
  • Aviv Segev, Université de Tel Aviv et King’s College de Londres
  • Ido Lurie, Université de Tel Aviv et Centre de Santé Mentale Shalvata

Ce modèle prédictif représente une avancée majeure dans la préparation et la gestion des interventions de santé mentale en réponse aux traumatismes de masse, offrant ainsi une lueur d’espoir pour ceux qui en souffrent.

  • Lisez ici l’étude complète

Classé sous :Médecine, Sciences humaines et sociales

Un nouveau secret biologique de l’attraction amoureuse…

20/06/2024

Qu’est-ce qui fait tomber les gens amoureux ? Il est certain que le comportement et l’apparence des individus jouent un rôle. Le lien romantique est une composante essentielle de la vie humaine, étroitement liée au bien-être, à la santé physique et mentale, au bonheur, à la satisfaction de vivre, au développement personnel et au désir sexuel. Cependant, les mécanismes neuronaux et comportementaux qui expliquent pourquoi nous sommes attirés par certaines personnes plutôt que d’autres restent encore inconnus.

Les mécanismes de l’attachement romantique chez les humains sont largement méconnus. Cependant, des chercheurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem ont récemment découvert que l’alignement des réponses physiologiques entre les individus – fréquence cardiaque, respiration et conductance cutanée – joue également un rôle crucial dans l’efficacité de la flèche de Cupidon.

Lorsque deux personnes sont physiologiquement synchronisées, leurs fonctions corporelles s’alignent d’une manière mesurable et se produisent souvent naturellement lors des interactions. Les résultats montrent que certaines personnes sont des « super synchroniseurs » qui se synchronisent naturellement bien dans des contextes sociaux et non sociaux, et sont donc perçues comme plus attrayantes sur le plan romantique. Cela ouvre la voie à des recherches supplémentaires sur la façon dont la synchronie physiologique et comportementale peut largement façonner les relations humaines, a déclaré le Dr Shir Atzil et son équipe du département de psychologie de l’UH.

Le rôle de la synchronie dans l’attraction romantique

Cette recherche vise à répondre à deux questions fondamentales sur le rôle de la synchronie dans l’attraction romantique. Premièrement, la synchronie provoque-t-elle l’attraction ? Ou bien, la synchronie résulte-t-elle d’une attraction déjà présente qui incite à se synchroniser davantage ? Ces interactions peuvent également être bidirectionnelles. Deuxièmement, existe-t-il des différences individuelles dans la capacité à se synchroniser qui influencent l’attrait ?

La recherche a intégré des méthodes expérimentales et observationnelles pour découvrir comment la synchronie physiologique influence l’attrait romantique. Une expérience en ligne impliquant 144 participants a montré que l’induction de la synchronie entre les acteurs augmentait significativement leurs cotes d’attractivité. L’étude vient d’être publiée dans le journal Communications Psychology sous le titre « La synchronie sociale et non sociale est interreliée et romantiquement attrayante ».

D’autres investigations dans un scénario de speed-dating en laboratoire avec 48 participants ont identifié des « super synchroniseurs » qui étaient constamment jugés plus attrayants sur le plan romantique, soulignant le potentiel de l’alignement physiologique pour améliorer considérablement l’attrait perçu.

« Nos résultats suggèrent que la capacité à se synchroniser avec les autres pourrait ne pas être simplement une compétence sociale, mais plutôt découler de capacités sensorimotrices fondamentales nécessitant que l’individu s’adapte à des stimuli dynamiques », a déclaré Atzil. Cette adaptabilité, qu’elle réponde à des signaux sociaux ou à des motifs rythmiques, est perçue comme attrayante, potentiellement en raison des bénéfices physiologiques qu’un partenaire synchronisé peut apporter.

L’étude suggère que la synchronisation des états physiologiques peut améliorer la régulation de divers systèmes corporels, rendant les interactions plus épanouissantes. De plus, une synchronie efficace pourrait indiquer des avantages cognitifs et évolutifs, soulignant une importance biologique plus profonde de cette capacité.

L’équipe a conclu que leur étude « non seulement fait progresser notre compréhension de l’attraction romantique, mais ouvre également la voie à une exploration plus approfondie de la manière dont la synchronie physiologique et comportementale peut façonner les relations humaines dans des contextes plus larges ».

Malgré ces perspectives prometteuses, Atzil reconnaît les limites de la recherche. « La conception transversale de notre étude limite notre capacité à tirer des conclusions définitives sur la stabilité à long terme de la synchronie en tant que trait et sa relation causale avec l’attraction romantique. De futures recherches exploreront plus profondément ces dynamiques, en particulier en tenant compte des implications de la synchronie dans les relations amoureuses durables et entre différentes orientations sexuelles. »

Classé sous :Médecine, Sciences humaines et sociales

Révélations sur le diabète de type 1 

06/06/2024

Une nouvelle étude de l’Université Hébraïque, dirigée par le Dr Milan Patra et les professeurs Ittai Ben-Porath et Yuval Dor, révèle que les cellules bêta pancréatiques humaines vieillissantes, qui produisent de l’insuline, montrent des signes de vieillissement appelés sénescence. Malgré cela, ces cellules continuent de bien fonctionner en gardant des niveaux élevés de gènes importants pour leur rôle, ce qui leur permet de libérer de l’insuline en réponse au glucose et d’aider à réguler le taux de sucre dans le sang. En outre, ces cellules âgées activent des gènes qui peuvent stimuler le système immunitaire, notamment par une activité accrue de la voie de l’interféron.

Cette découverte indique que les cellules bêta vieillissantes pourraient jouer un rôle crucial dans la régulation du système immunitaire et être liées aux réactions auto-immunes observées dans le diabète de type 1, offrant ainsi une nouvelle perspective pour lutter contre cette maladie.

Contexte : Le défi du diabète

Le diabète, caractérisé par une déficience ou une résistance à l’insuline, repose sur le dysfonctionnement des cellules bêta pancréatiques, responsables de la sécrétion d’insuline pour éliminer le glucose du sang. Améliorer ou préserver la fonction de ces cellules est crucial pour développer des traitements contre le diabète. À l’échelle mondiale, environ 463 millions d’adultes, soit environ 1 sur 11, sont confrontés à cette condition, un chiffre qui devrait exploser en raison du vieillissement de la population, de l’urbanisation, des régimes alimentaires pauvres et des modes de vie sédentaires. Les projections indiquent que d’ici 2045, plus de 700 millions de personnes pourraient être affectées, posant des défis énormes aux systèmes de santé, aux économies et aux efforts de santé publique. Une action urgente est impérative pour endiguer cette vague, nécessitant des stratégies de prévention efficaces, un meilleur accès aux soins et des traitements innovants.

Principales découvertes : Fonctionnalité et réponse immunitaire

L’étude, publiée dans Nucleic Acids Research, démontre qu’une partie significative des cellules bêta pancréatiques adultes humaines activent un gène appelé p16, indiquant qu’elles sont dans un état de sénescence cellulaire. Fait intéressant, ces cellules sénescentes, plutôt que de montrer des signes de dysfonctionnement, montrent des niveaux élevés de gènes importants pour leur fonction. Ainsi, ces cellules semblent posséder un niveau de fonctionnalité et de maturité supérieur à celui de leurs voisines non sénescentes. Assez surprenant, car les cellules sénescentes identifiées précédemment dans d’autres tissus sont généralement considérées comme dysfonctionnelles et ayant des effets nocifs.


 Îlots pancréatiques adultes marquant les cellules bêta sénescentes
Îlots pancréatiques adultes marquant les cellules bêta sénescentes.
Les cellules bêta (marquées en vert) dans le pancréas sont organisées en structures appelées îlots. Chez la plupart des adultes, il a été constaté qu’un sous-ensemble de ces cellules devient sénescent et affiche le marqueur p16, montré ici en rouge. L’image montre un îlot typique dans un pancréas adulte. Barre d’échelle = 50 μm.
© Nucleic Acids Research

En analysant l’organisation génétique des cellules bêta sénescentes, les chercheurs ont découvert qu’elles modifient l’emballage des gènes – la chromatine, générant une organisation reprogrammée qui permet l’activation de la fonctionnalité. En raison de cela, il semble que les cellules bêta vieillissantes ont la capacité de libérer de l’insuline en réponse au glucose en quantités encore plus importantes, ce qui aide à réguler efficacement les niveaux de sucre dans le sang.

Cette étude a également révélé que les cellules bêta sénescentes ont des niveaux élevés de gènes qui communiquent avec le système immunitaire. Cette réponse, appelée « réponse à l’interféron », agit normalement pour signaler une infection virale aux cellules immunitaires, recrutant leur attaque. Cependant, les cellules bêta sénescentes activent cette voie en l’absence d’une telle infection : ce sont des changements moléculaires dans les cellules elles-mêmes qui simulent cette réponse. La conséquence potentielle est une stimulation accrue des cellules immunitaires pour attaquer les cellules bêta, le processus fondamental qui conduit au diabète de type 1. Cela signifie que les cellules bêta vieillissantes pourraient aider à réguler les réponses immunitaires et pourraient être importantes pour comprendre les réactions auto-immunes dans le diabète de type 1. Potentiellement, bloquer cette réponse, ou le processus de sénescence, pourrait être utilisé pour prévenir la progression du diabète de type 1 à ses premiers stades.

Implications pour le traitement du diabète

La découverte que les cellules bêta pancréatiques vieillissantes peuvent conserver une haute fonctionnalité et répondre aux signaux immunitaires remet en question la vue traditionnelle selon laquelle les cellules sénescentes sont purement nuisibles. Cette nouvelle compréhension ouvre la porte à des thérapies potentielles visant à préserver ou à améliorer la fonction de sécrétion d’insuline des cellules bêta chez les patients diabétiques.

« Ces découvertes sont cruciales car elles suggèrent que les cellules bêta sénescentes ne sont pas un handicap, mais peuvent agir, de manière prédéfinie, pour améliorer la production d’insuline à mesure que nous vieillissons, contrant d’autres effets nuisibles », a déclaré le professeur Ittai Ben Porath. « De plus, s’il est établi que la sénescence des cellules bêta est une caractéristique prédominante des premiers stades du diabète de type 1, le ciblage de ces cellules par un traitement médicamenteux pourrait représenter une nouvelle approche pour prévenir l’attaque auto-immune des cellules bêta. »

Directions futures de la recherche

Les projets de recherche futurs se concentreront sur l’exploration approfondie des mécanismes qui augmentent l’activité des programmes de maturation fonctionnelle dans les cellules bêta vieillissantes, influencés par la dynamique de la chromatine. Une compréhension complète de ces processus promet de développer des thérapies ciblées visant à améliorer la fonctionnalité et la longévité des cellules bêta, ce qui améliorerait la qualité de vie des personnes atteintes de diabète. De plus, comprendre comment le processus de sénescence affecte l’interaction entre les cellules immunitaires et les cellules bêta, et si cela est réellement lié au diabète, pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques.

Classé sous :Médecine

Une découverte de l’Université Hébraïque offre un nouvel outil prédictif pour le cancer utilisant la nano-informatique et l’IA.

30/05/2024

La découverte de l’Université Hébraïque pourrait « révolutionner » le traitement du cancer avec une nouvelle percée dans la prédiction du cancer utilisant la nano-informatique et l’intelligence artificielle.

Une autre étape dans la lutte contre le cancer a été accomplie par des chercheurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem (HU).

L’étudiant en doctorat Yoel Goldstein et la Professeure Ofra Benny de l’École de Pharmacie de la Faculté de Médecine de l’HU ont collaboré avec le Professeur Tommy Kaplan, chef du département de biologie computationnelle à l’École d’Ingénierie et d’Informatique.

Ils ont introduit une nouvelle méthode qui combine la nano-informatique et le machine learning pour prédire précisément les comportements des cellules cancéreuses. Cette approche permettra d’identifier des sous-populations de cellules avec des caractéristiques distinctes, telles que la sensibilité aux médicaments et le risque de métastase à d’autres parties du corps.

Ces recherches pourraient transformer le diagnostic et le traitement du cancer, en améliorant la médecine personnalisée grâce à la possibilité de tester rapidement et avec précision les comportements des cellules cancéreuses à partir de biopsies de patients. Cela pourrait mener au développement de nouveaux tests cliniques pour surveiller la progression de la maladie et l’efficacité du traitement.

Les chercheurs ont récemment publié leur étude dans le prestigieux journal Science Advances du groupe Nature sous le titre « Magnetism and photo dual-controlled supramolecular assembly for suppression of tumor invasion and metastasis« .

« Notre méthode est unique dans sa capacité à distinguer entre des cellules cancéreuses qui paraissent identiques mais se comportent différemment au niveau biologique, » a déclaré Goldstein. « Cette précision est obtenue grâce à l’analyse algorithmique de la manière dont les micro et nanoparticules sont absorbées par les cellules. La capacité de collecter et d’analyser de nouveaux types de données ouvre de nouvelles possibilités pour le domaine, avec le potentiel de révolutionner le traitement et le diagnostic cliniques grâce au développement de nouveaux outils. »

Les chercheurs ont déclaré que cette découverte ouvre la voie à de nouveaux types de tests cliniques qui pourraient avoir un impact significatif sur les soins aux patients. « Cette découverte nous permet potentiellement d’utiliser des cellules de biopsies de patients pour prédire rapidement la progression de la maladie ou la résistance à la chimiothérapie, » a déclaré Benny. « Elle pourrait également mener au développement de tests sanguins innovants qui évaluent l’efficacité des traitements d’immunothérapie ciblée, par exemple. »

Les outils actuels pour prédire et détecter le cancer manquent souvent de précision et d’efficacité. Les méthodes traditionnelles telles que les scans d’imagerie et les biopsies tissulaires peuvent être invasives, coûteuses et chronophages, entraînant des retards dans le traitement et des diagnostics potentiellement erronés.

Ces approches peuvent ne pas capturer la nature dynamique de la progression du cancer et peuvent donner des informations limitées sur le comportement de la maladie au niveau cellulaire. En conséquence, les patients peuvent faire face à des retards dans le diagnostic, des résultats de traitement sous-optimaux et une détresse psychologique accrue.

L’étude a souligné le besoin urgent de développer des outils de diagnostic plus efficaces et non invasifs, tels que la découverte de l’Université, qui représente une avancée significative dans la médecine personnalisée, offrant de l’espoir pour des stratégies de traitement plus efficaces et personnalisées pour les patients atteints de cancer.

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Classé sous :Médecine, Science et technologie

La pollution de l’air peut causer un ralentissement de la croissance fœtale.

30/05/2024

Une étude récente menée par l’Université Hébraïque de Jérusalem a établi un lien entre l’exposition aux particules fines (PM2.5) et le risque de donner naissance à des nouveaux nés de faible poids.

L’étude, dirigée par le Dr Wiessam Abu-Ahmad et le Professeur Hagai Levine, (de la Faculté de santé Publique Braun) en collaboration avec la Professeure Ronit Nirel, (département des statistiques) a analysé les données issues d’une revue systématique et d’une méta-analyse exhaustive englobant 84 études dans le monde entier, représentant environ 42 millions de naissances. Les résultats attirent l’attention sur les risques sanitaires prononcés associés aux particules fines généralement émises par les transports et l’industrie.

Le Dr Abu-Ahmad a souligné : « Notre analyse révèle de fortes variations régionales dans les impacts de la pollution de l’air sur le développement fœtal. Cela souligne la nécessité d’une approche localisée pour surveiller et atténuer la pollution de l’air. Les corrélations fortes trouvées dans les études européennes, probablement influencées par des conditions environnementales et climatiques spécifiques sont particulièrement inquiétantes. »

La recherche indique une relation positive entre des niveaux élevés de particules PM2.5 pendant la grossesse et une probabilité accrue que les bébés naissent avec un poids insuffisant. Un faible poids à la naissance est un problème critique car il est lié à de nombreuses complications de santé plus tard dans la vie, y compris les maladies cardiaques, le diabète et les problèmes de développement.

Les chercheurs insistent sur l’urgence d’établir une base de données nationale mise à jour pour surveiller efficacement les effets de la pollution de l’air en Israël. « Les divergences entre les études mondiales mettent en lumière la complexité des risques pour la santé environnementale et le besoin crucial de recherches et de politiques ciblées », a expliqué le Professeur Levine.

Cette étude fait partie d’une initiative de recherche plus large axée sur les expositions environnementales et la croissance fœtale. Les conclusions de cette étude sont essentielles pour renforcer la lutte contre la pollution de l’air et protéger la santé publique, en particulier celle des nourrissons et des femmes enceintes.

Les implications de l’étude soulignent la nécessité de réévaluer les politiques de santé publique pour donner la priorité au bien-être des populations les plus vulnérables, en particulier les femmes enceintes et les enfants.

Le Professeur Levine a en outre insisté sur la responsabilité sociétale d’adopter des pratiques plus saines et plus respectueuses de l’environnement : « Il est impératif que les actions personnelles et gouvernementales soient intensifiées pour faire face à ce danger sanitaire. Des mesures efficaces, y compris des réglementations plus strictes pour réduire les sources d’émission, l’application du principe du ‘pollueur-payeur’ et un engagement politique sont essentiels pour protéger la santé publique des générations actuelles et futures. »

Retrouvez l’étude scientifique dans son intégralité dans la revue scientifique Science of The Total Environment.

Classé sous :Divers, Médecine

A la découverte des grandes innovations menées par l’Université en 2023.

10/02/2024

Dans une année marquée par les conflits nationaux et régionaux, l’Université hébraïque de Jérusalem se distingue par ses contributions exceptionnelles à la recherche. Nos chercheurs réalisent constamment des découvertes révolutionnaires qui apportent espoir et progrès. Dans cet article, nous présentons avec fierté sept découvertes remarquables, mettant en avant l’impact positif du dévouement de nos chercheurs à faire progresser le savoir.


Premier Test de Grossesse à Base de Salive: Salignostics, une start-up israélienne fondée en 2017, a développé, le Salistick, considéré par le Time Magazine comme l’une des meilleures inventions de 2023. Pourquoi ? Ce produit est le premier test de grossesse au monde basé sur la salive, une grande avancée pour les femmes. Sous la direction du Professeur Aharon Palmon et du Docteur Omer Deutsch, l’équipe innove pour rendre l’expérience du test de grossesse plus confortable pour les futures mères.

Physique et résistance des matériaux: Le Professeur Jay Fineberg, du Racah Institute of Physics de la Faculté des sciences de l’Université hébraïque de Jérusalem, a révélé que des fissures dans certains matériaux peuvent se propager plus rapidement que la vitesse du son. Cette découverte met en lumière le rôle critique des fissures dans la résistance des matériaux, créant des ondes de choc à l’intérieur du matériau.

Archéologie et découverte des Épées de la mer Morte: En collaboration avec l’Université Ariel, nos archéologues ont découvert quatre épées remarquablement bien préservées datant du Ier au IIIe siècle après J.-C. Ces épées, trouvées dans le désert de Judée, offrent un aperçu fascinante de l’histoire des rebelles juifs pendant la domination romaine. La découverte a été faite au mois de juin dans la réserve naturelle d’Ein Gedi. Il est très probable que la dernière insurrection juive, connue sous le nom de révolte de Bar Kokhba, de 132 à 135 de notre ère, soit l’événement à l’origine de la dissimulation de ces armes

Meat Crust: Le Professeur Oren Tirosh et son équipe de recherches ont développé une croûte antioxydante unique pour la viande frite, la protégeant ainsi contre la peroxydation lipidique et prolongeant sa durée de conservation. Cette solution économique change la donne en matière de qualité des produits carnés.

Légumes probiotiques: Wonder Veggies, fondée en 2022, a développé une technologie permettant de cultiver naturellement des légumes et des fruits probiotiques. Le Professeur Oded Shoseyov et le Professeur Betty Schwartz, experts de renom à l’Université hébraïque, mènent cette entreprise, offrant une approche révolutionnaire pour combiner des légumes frais avec des probiotiques.

Lait maternel en poudre: Nous vous avions déjà présenté la société Wilk une entreprise leader dans le lait maternel cultivé, fondée par le Professeur Nurit Argov. Wilk a réalisé une percée scientifique en incorporant des composants essentiels du lait maternel dans les laits en poudre pour bébés. Une innovation sans précédent pour la santé des bébés qui pourront bénéficier des bienfaits du lait maternel sans être allaités!

Avancée dans la recherche sur l’autisme: Environ 1 enfant sur 100 est affecté par les troubles du spectre autistique (TSA), un groupe divers de conditions liées au développement cérébral qui influent sur la manière dont les individus perçoivent et interagissent socialement avec les autres. Le Professeur Haitham Amal et son équipe de l’École de Pharmacie de la Faculté de Médecine de l’Université hébraïque de Jérusalem ont identifié un lien direct entre les niveaux d’oxyde nitrique dans le cerveau et les indicateurs de l’autisme. Cette percée, publiée dans la première moitié de 2023, offre non seulement de nouvelles perspectives sur les traitements potentiels des TSA, mais elle a également des implications pour d’autres conditions neurologiques et psychiatriques.

Classé sous :Médecine, Science et technologie, Vie de l'Université

Comment la Faculté de Vétérinaires soigne les chiens blessés lors des combats.

28/01/2024

La brigade canine Oketz, est une unité d’élite, considérée parmi les meilleurs au monde. Le rôle des chiens sur le front est essentiel, notamment dans la détection des explosifs, la recherche de blessés dans les décombres.

Mickey, a été grièvement blessée à Gaza. Les vétérinaires suspectaient des lésions cérébrales qui l’empêcheraient de se remettre sur pattes. Elle a suivi un traitement innovant auprès de la Faculté de vétérinaire de l’Université à Beit Vegan. Elle a en effet été soignée par le biais de la thérapie d’oxygénation hyperbare. Il s’agit d’une première mondiale dans le traitement des animaux.

Découvrez son histoire et son rétablissement dans ce reportage très émouvant.

Classé sous :Médecine

Une avancée majeure dans la lutte contre les infections résistantes aux antibiotiques.

14/08/2023

La menace croissante de la résistance bactérienne aux antibiotiques est une préoccupation mondiale pour la communauté médicale et scientifique.

Une équipe dirigée par les professeurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem et l’hôpital Hadassah, a entrepris une étude internationale de grande envergure visant à trouver des solutions novatrices à ce problème urgent de santé publique.


L’étude, menée par le Professeur Ran Nir-Paz, spécialiste en microbiologie clinique et maladies infectieuses, et le Dr. Ronen Hazan, de l’Institut de Biorecherche de l’École Dentaire de l’Université, a démontré l’efficacité impressionnante de la thérapie par bactériophage PASA16.

Les bactériophages sont des virus qui ciblent spécifiquement les bactéries nuisibles. Ils agissent comme “prédateurs” de bactéries et ont été utilisés pour lutter contre une bactérie particulièrement résistante appelée Pseudonomas aeruginosa.

Cette étude, la plus grande de son genre, a enregistré un taux de succès remarquable de 86,6 % dans le traitement des infections résistantes à Pseudomonas aeruginosa. Ces résultats impressionnants ont été obtenus grâce à une approche personnalisée mise au point par l’équipe de chercheurs.

Les patients, ayant souvent un système immunitaire affaibli, ont été traités avec succès grâce à cette thérapie novatrice. Les effets secondaires mineurs et gérables ont souligné la sécurité et l’efficacité de l’approche. Ce succès a ouvert la voie à de futures études cliniques et renforcé la conviction que la thérapie par bactériophage PASA16 peut jouer un rôle essentiel dans la lutte contre les infections résistantes aux antibiotiques.

Les bactériophages pourraient devenir des alliés importants pour aider les patients à se rétablir, en particulier lorsque les antibiotiques traditionnels montrent leurs limites. Cette découverte offre de l’espoir et ouvre de nouvelles perspectives dans le traitement des infections bactériennes.

Classé sous :Médecine

Une étude de l’ELSC se penche sur l’emplacement de l’expérience consciente dans le cerveau.

10/08/2023

Cette étude passionnante s’est penchée sur la façon dont notre cerveau retient les images que nous voyons et comment nous en prenons conscience.

Imaginez regarder un arbre, puis une mouche qui s’envole. Comment ces moments visuels restent-ils dans notre esprit?

Ce qui rend cette étude si intéressante, c’est qu’elle nous aide à comprendre comment nous percevons le monde qui nous entoure et comment notre cerveau stocke ces souvenirs visuels. Par exemple, quand vous regardez un arbre, votre cerveau enregistre cette image, même après que vous ayez tourné les yeux ailleurs. Cela pourrait aussi nous aider à mieux comprendre pourquoi certaines personnes ont du mal à remarquer une partie de ce qu’elles voient après avoir eu un accident vasculaire cérébral.

En utilisant des électrodes spéciales dans le cerveau, les chercheurs ont découvert que notre cerveau continue à « penser » à ces images pendant un certain temps, même après que nous ayons tourné notre regard ailleurs. Cela pourrait être la raison pour laquelle nous pouvons nous souvenir de ce que nous avons vu, même après que l’image elle-même ait disparu.

Des chercheurs de l’UC Berkeley et de l’Université Hébraïque de Jérusalem, sous la direction du professeur Leon Deouell ont travaillé ensemble pour résoudre ce mystère. Ils ont étudié comment le cerveau fonctionne lorsque nous regardons quelque chose et comment nous nous rendons compte de ce que nous voyons.
Pour comprendre cela, ils ont regardé l’activité du cerveau de personnes atteintes d’épilepsie pendant qu’elles regardaient différentes images.

En fin de compte, cette étude pourrait nous aider à comprendre comment fonctionne notre esprit et à trouver de meilleures façons de traiter les problèmes de cerveau. Cela pourrait même nous aider à développer de nouvelles méthodes pour aider les personnes qui ont des problèmes à voir ou à comprendre le monde qui les entoure.

Classé sous :Médecine

Un cœur humain miniature conçu par une équipe de l’Université: Une révolution dans le domaine de la recherche.

08/08/2023

L’équipe de chercheurs, dirigée par le Professeur Yaakov Nahmias , a dévoilé un modèle de cœur humain miniature sur une puce, pas plus gros qu’un grain de riz, et dont la mise au point promet de changer la façon dont le cœur et ses fonctions sont étudiées.

Cela offre également une alternative aux expérimentations sur les animaux.

La réplique mise au point a été développée en utilisant des cellules souches pluripotentes humaines. Le modèle imite à la perfection la structure et le fonctionnement du cœur humain. La réplique permet d’obtenir des mesures essentielles telles que la consommation d’oxygène et la contraction cardiaque et de développer les connaissances en matière de pathologies cardiovasculaires.

L’utilisation de ce modèle miniature aura des répercussions essentielles dans le domaine pharmaceutique qui pourra étudier les effets secondaires des traitements mis au point sur le cœur humain et ses fonctions.

« Ce modèle de cœur humain miniature mais sophistiqué a le potentiel de remodeler les pratiques de dépistage des médicaments, de faire progresser notre compréhension des maladies cardiovasculaires et, en fin de compte, de contribuer à un avenir plus sain et plus durable », indique l’équipe du Pr Namias.

L’étude a été relayée dans la revue Nature Biomedical Engineering.

Classé sous :Médecine, Science et technologie

Une étude révolutionnaire révèle un traitement prometteur non invasif pour le TDAH chez les enfants.

07/08/2023

Les recherches menées conjointement par l’Université de Surrey et l’Université Hébraïque de Jérusalem, ont révélé qu’une stimulation cérébrale non invasive associée à une formation cognitive permettaient de diminuer drastiquement les symptômes des enfants souffrant de troubles de déficit de l’attention (TDAH).

L’essai clinique impliquait 23 enfants non médicamentés âgés de 6 à 12 ans atteints de TDAH. Il visait à explorer les effets d’une nouvelle technique de stimulation cérébrale. Les chercheurs ont utilisé un faible courant électrique délivré au cerveau par le biais de deux électrodes pendant la formation cognitive.

Les résultats sont étonnants:

Après seulement deux semaines de stimulation cérébrale, 55% des enfants ont montré des améliorations cliniques significatives de leurs symptômes de TDAH, selon les dires de leurs parents. En revanche, seuls 17% du groupe témoin, qui ont reçu une stimulation cérébrale simulée (placebo) pendant la formation cognitive, ont présenté des améliorations similaires.

Encore plus prometteur, ces améliorations ont perduré trois semaines après le traitement, avec 64% du groupe stimulé continuant de bénéficier de réponses cliniquement significatives, contre 33% dans le groupe témoin.

Le TDAH affecte environ 5,2% des enfants dans le monde, entraînant des difficultés d’attention, d’activité et d’impulsivité. Le traitement habituel comprend des médicaments, . peuvent avoir des effets secondaires tels que des maux de tête et une perte d’appétit

Outre les améliorations des symptômes, l’équipe de recherche a observé des modifications dans les schémas d’activité électrique du cerveau des enfants, qui ont persisté même après le traitement. La Doctoresse Mor Nahum, co-responsable de l’étude et responsable du Laboratoire de neurothérapie informatisée à l’Université hébraïque, estime que cette percée marque une étape cruciale dans l’offre de nouvelles options thérapeutiques pour le TDAH.

Avec des études futures sur des échantillons plus importants et plus diversifiés, ce traitement non invasif et sûr pourrait révolutionner la thérapie du TDAH, bénéficiant à d’innombrables enfants et familles confrontés à ce trouble du développement neurologique.

Classé sous :Médecine

Des cellules de placenta sont obtenues à partir d’échantillons de peau.

22/06/2023

Le Professeur Yossi Buganim et son équipe de recherche ont réussi à convertir des échantillons de peau en cellules placentaires humaines fonctionnelles, ce qui a permis des avancées importantes sur la compréhension du développement de la grossesse, l’étude des maladies liées à la grossesse et l’avancement des thérapies cellulaires.

La recherche sur la reprogrammation cellulaire ouvre de nouvelles voies pour étudier les causes de l’infertilité, les complications pendant la grossesse et les implications à long terme pour la santé des mères et des bébés. L’équipe a déclaré que ses résultats pouvaient également « révolutionner » la recherche sur les pathologies placentaires et leurs causes génétiques et qu’ils permettraient d’améliorer les outils de diagnostic et les interventions thérapeutiques.

L’équipe a notamment dérivé des cellules placentaires précoces à partir d’échantillons de peau afin de fournir un approvisionnement illimité de cellules pour étudier la fonction du placenta. Les grossesses compliquées peuvent faire la lumière sur les mécanismes qui les sous-tendent en utilisant des cellules dérivées de la peau avec la même composition génétique qui auraient pu contribuer au dysfonctionnement placentaire.

Le travail de recherches a été mené conjointement par Moriyah Naama et Moran Rahamim, toutes deux membres de l’équipe du Professeur Buganim.

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Comment les Nanotechnologies révolutionnent le traitement des cancers.

05/06/2023

Dans cette vidéo claire et concise, le Professeur Ofra Benny, de la Faculté de Pharmacie, nous explique comment les Nanotechnologies permettent d’assurer un traitement ciblé des cellules cancéreuses.

Le Professeur Benny et son équipe étudient les interactions entre les nanoparticules et les cellules malades.

La médecine numérique et l’analyse de milliers de données a permis de mieux comprendre comment les tumeurs réagissent au contact des traitements administrés. Cela permet de cibler les cellules malades et non les cellules saines.

Les traitements actuels sont encore très invasifs et s’attaquent à l’ensemble des cellules.

Les recherches menées par le Professeur Benny étudient la physiologie de la tumeur afin de créer un traitement qui cible spécifiquement cette dernière.

Pour ce faire, l’équipe « développent » dans le laboratoire des cellules cancéreuses , étudient leur comportement et réaction face aux traitements administrés via des nanotechnologies.

Professeur Ofra Benny de la Faculté de Pharmacie

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